Le début de mes aventures dans le lombricompostage

Je composte depuis quelques années. Dès que nous avons quitté Montréal pour la banlieue et que j’ai pu installer mon composteur à l’extérieur, je l’ai fait. Ça faisait longtemps que j’avais le goût de commencer ça, mais en ville j’habitais un troisième étage et je n’avais pas accès à une cour où j’aurais pu installer un composteur. J’adore composter, c’est bon pour l’environnement car ça réduit la taille de notre poubelle et ça me donne un engrais indispensable et gratuit pour le potager.

Une seule chose qui me dérange un peu cependant, c’est la gestion du compost en hiver. D’une part, le composteur est relativement loin de la maison et il faut déneiger jusque là, si on veut y déposer les résidus (je ne peux pas vraiment le mettre plus proche de la maison). En plus, l’hiver tout gèle et la décomposition des matières s’arrête, ce qui fait que je n’ai pas vraiment de compost qui est prêt à être utilisé au printemps et je dois payer pour acheter les engrais dont j’ai besoin.

J’ai donc commencé à faire des recherches pour trouver des alternatives et j’ai trouvé, le vermicompostage (ou lombricompostage). Non seulement, le vermicompost est apparemment beaucoup plus riche que le compost régulier, mais il se fait aussi à l’intérieur (yé!). Aussi, s’il est fait correctement, il ne dégage aucune odeur et requiert très peu de travail.

Pour une très bonne ressource sur le lombricompostage, je suggère la lecture du livre de Lili Michaud sur le compost (voir le chapitre 5), si vous êtes abonné à la Grande Bibliothèque, il est possible d’emprunter la version numérique. En suivant ses directives, j’ai fabriqué un lombricomposteur avec un contenant en plastique que j’ai acheté en quincaillerie pour environ 6$ et dans lequel j’ai percé des petits trous sur le dessus, ainsi qu’en dessous pour que le liquide s’écoule (le lixiviat) et auquel j’ai ajouté de la litière composée de papier déchiqueté et humidifié.

Pour trouver les vers à compost, ça a été un peu plus compliqué. J’ai regardé plusieurs options, dont faire venir des vers par la poste de diverses compagnies qui en offrent, mais je trouvais que ça revenait cher (environ 40$ avec les frais de poste inclus). J’ai donc regardé aussi du côté des petites annonces sur internet et j’en ai trouvé! Alors pour 20$ quelqu’un m’a vendu une poignée de vers et il m’a aussi donné une bouteille de 5L de lixiviat. Il paraît que c’est également un excellent engrais (il faut toutefois le diluer dans une grande quantité d’eau avant de l’utiliser).

Pour un total de 26$ j’ai donc pu commencer le lombricompostage! Au moment où j’écris ceci, ça fait exactement trois semaines que j’ai commencé, je n’ai donc pas encore pu voir les résultats (ça prends environ de 3 à 6 mois avant de pouvoir récolter le lombricompost). Mais pour l’instant tout va bien. Je constate toutefois que lombricompostage ne remplacera pas le compost à l’extérieur pour moi, du moins pas pour l’instant, car la quantité de vers que j’ai, ne suffit pas pour composter l’ensemble des résidus végétaux que nous générons. Les vers sont supposés se reproduire relativement vite donc éventuellement je pourrai augmenter la quantité de nourriture que je leur donne. Mais malgré cela, je crois que ce sera jamais assez pour nos besoins. Je vais donc devoir continuer à déblayer la neige pour aller porter mes résidus jusqu’au bac. Mais j’espère que le lombricompostage pourra éventuellement me fournir assez de compost pour mes semis et pour commencer le jardin au printemps. Je pense donc que ça pourra être un complément intéressant au compost régulier. Dans tous les cas, c’est à suivre!

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